Ce chapitre entre dans le cadre d’un ouvrage collectif de prospective des questions urbaines, qui vise à éclairer les orientations futures de la recherche française : quels pourraient, ou devraient, être les domaines prioritaires pour la production de connaissances sur l’environnement urbain au cours de la prochaine décennie ? Nous abordons ici la question du foncier urbain en relation avec les transformations des cadres macroéconomiques et institutionnels du capitalisme contemporain. A partir d’un panorama embrassant les contextes urbains du Nord et du Sud, nous tentons d’identifier des pistes prospectives pour renouveler les agendas de recherche française sur les questions foncières et immobilières. Dans un premier temps est examiné le repositionnement du foncier dans des régimes capitalistes désormais soumis, plus ou moins directement, aux impératifs de la finance de marché. Le chapitre aborde ensuite la manière dont les cadres politiques et institutionnels se reconfigurent pour accompagner ces mutations, créant de nouveaux assemblages qui bousculent les clivages traditionnels (privé/public, urbain/rural, Nord/Sud) et amènent à repenser l’action publique dans la production urbaine. Dans ce contexte, la propriété foncière se trouve retravaillée sous l’effet de forces contradictoires dont les nouveaux enjeux scientifiques sont présentés dans la troisième partie.
3 Suggestions de lecture : Essai d’Eric Charmes dans « La vie des idées », Ouvrage de Francis Haumont aux éditions Bruylant, Chapitres d’ouvrage de Sonia Guelton et de Jean-Marie Halleux aux éditions Springer
Un essai d'Eric Charmes dans "la vie des idées", 2025 : "L'arbre, le maire et le terrain constructible" L’objectif « Zéro artificialisation nette », ou ZAN, suscite de nombreux débats, souvent très techniques. Pourquoi empêcher les villes de s’étendre sur les espaces...