“La mutation des espaces d’activités à l’heure des transitions: le foncier en question(s)”
La raréfaction foncière s’impose désormais aussi au monde économique dans le contexte de renouvellement urbain et de transition écologique. Là où le foncier d’activités au sens large a été longtemps abondant et peu cher, reposant sur une offre concurrentielle portée par les collectivités, l’augmentation des prix fonciers et des coûts de construction, les exigences de sobriété complexifient un modèle économique qui s’appuie sur des charges foncières qui ont du mal à rivaliser avec les autres usages.
Alors que l’immobilier commercial doit se réinventer, que la transformation de bureaux semble constituer la panacée des politiques de l’habitat métropolitaines, les injonctions à la réindustrialisation et à la souveraineté incitent les pouvoirs publics à accélérer les procédures, proposer de nouvelles offres, innover sur les montages. Dissociation foncier/immobilier, sites clés en main, méthode « Notre-Dame », transformation des zones commerciales, les concepts évoluent à vue d’œil…
Quels sont les enjeux de la mutation du foncier économique aujourd’hui ? Quels montages et quels modèles émergent ? Comment les opérateurs et les entreprises elles-mêmes, les premières concernées, se positionnent-elles par rapport à ces évolutions ?
Avec la collaboration de l’UFR Temps et territoires (Universite de lyon 2)
LIEU
Amphithéâtre Maison internationale des langues et des cultures (MILC), 35 rue Raulin 69007 LYON
PROGRAMME
Accueil / Introduction
Florent Sainte Fare Garnot (DG SPL Part Dieu, président du CVA)
Rachel Linossier (Maître de conférences, Institut d’Urbanisme Université Lyon II)
1 – Densifier-Optimiser-Requalifier (animation : Joël Idt/Sonia Guelton, Lab’Urba)
Avec le ZAN, les terrains constructibles « neufs » se raréfient et les sites d’activités sont entrés dans une logique d’optimisation de leur potentiel, qui passe par des actions de requalification et de densification. Mais comment fait-on pour passer de l’entreprise « mono propriétaire et seule occupante » à des hôtels artisanaux, industriels ou logistiques ? Quelles sont les retours d’expériences probants sur la verticalité ou la mutualisation du stationnement ? Comment donner une deuxième vie à des zones déqualifiées ?
Avec la participation de
Flavie Ferchaud, Maître de conférences, Université Gustave Eiffel/ Lab’Urba
Flore Trautman, Le sens de la ville
Jean-Christophe Poussin ou Bertrand Leroux, EPF Bretagne/ CEREMA
2 – Transformer-Valoriser-Mixer (animation : Yann Gérard, Adéquation)
L’évolution des modes de consommation, de travail et de mobilités des personnes comme des marchandises appelle à repenser les zones ou l’immobilier monofonctionnels. Après quelques années d’expérimentation de nouveaux modèles, la transformation des zones commerciales se réalise-t-elle et à quelles conditions ? La transformation de bureaux en logements répond-elle aux enjeux de production résidentielle dans les zones tendues ? La mobilisation des rez-de-chaussée en centre-ville permet-elle de réanimer et réactiver ces espaces ? Logistique et commerces peuvent-ils cohabiter ?
Avec la participation de
Sébastien Beurel, Nhood
Elodie Labalme, EMC2
Quentin Lamour, Adéquation
3 – Gouverner-Impliquer (animation : Nicolas Gillio, CEREMA)
Les stratégies de développement classiques cohabitent avec des modes de coopération ou de dialogue associant davantage les entreprises, les opérateurs et gestionnaires immobiliers, les collectivités et leurs agences de développement économiques. Cela favorise-t-il une façon différente de penser l’aménagement et l’organisation des fonciers économiques ? L’implication des propriétaires ou des entreprises permet-elle de mettre en œuvre de nouvelles formes foncières, de répartir autrement la valeur, d’associer des acteurs ayant des logiques différentes (foncières solidaires…)
Avec la participation de
Emilie Biot-Voukinnof, PIPA (Plaine de l’Ain)
Christine Fabre, Groupement des Industries de la Haute Vallée de l’Arc
Gregory Grey Johnson, Kanopeum
4 – S’implanter – Réindustrialiser – Accéder et s’adapter aux ressources (animation : Romain Paris)
Quelle analyse peut-on faire des politiques mises en place pour « accélérer » la réindustrialisation au regard des injonctions parfois contradictoires soulevées par les acteurs ? La nature, qui a longtemps été une ressource pour l’implantation des entreprises (gisements miniers, transformation agricole et sylvicole, énergie hydro-électrique…) est-elle devenue une contrainte ? Comment les besoins en ressources (eau, électricité), leur raréfaction ou leur protection influencent l’implantation des entreprises ? Les fonciers « clefs en main » sont-ils la solution ? Comment ces nouvelles problématiques et solutions s’additionnent-elles à la question de la main d’œuvre, les besoins en effectifs et en qualification ?
Avec la participation de
Céline Lains, Banque de territoires
Jean Deal, Algoé
3e personne en cours d’identification
