Cette enquête d’un grand reporter à L’Observateur, sur les pratiques administratives inavouables du ministère le plus prestigieux de la République, n’aurait rien à faire dans la recension bibliographique de La revue foncière, s’il n’apparais- sait au fil des pages, qu’une part non négligeable des pratiques scabreuses dénoncées, tournait autour de la gestion de l’important patrimoine immobilier détenu par la France dans presque tous les pays du monde, loin semble-t-il de tout contrôle : privatisation ouverte ou déguisée d’un patrimoine historique de grande valeur, sponsorisation d’un consulat par une marque d’apéritif, construction d’un centre culturel par un concessionnaire d’autoroutes, etc. Petit livre distrayant et inquiétant.
De la « tragédie des communs » à celle du « chacun pour soi »
Il y a tout juste 50 ans, à la fin de l’année 68, était publié dans la revue américaine Science un article qui allait devenir célèbre : « The Tragedy of the Commons ». L’auteur, Garrett Hardin, n’était pas économiste. Il était biologiste et n’avait encore jamais eu...
