Les auteurs, tous deux journalistes, mènent l’enquête. Que possèdent donc en France les Chinois, les Russes, les princes du Golfe. Au total, en mettant bout à bout quelques tours à La Défense et autres hôtels particuliers parisiens, des villas de la Côte d’Azur, des grands châteaux classés du bordelais, certaines zones aéroportuaires, la réalité n’est pas à la hauteur du fantasme, nous explique- t-on. L’an dernier, l’information, donnée sur les ondes de France- Inter, de la vente de la Tour Eiffel pour la modique somme de 250 milliards d’euros, eu lieu le 1er avril. « Mythes, peurs et réalités sur l’argent étranger dans l’hexagone ». Le Qatar est certes devenu propriétaire d’une part non négligeables de la grande hôtellerie de luxe, mais les hôtels ne partiront pas et ce n’est pas cela qui risque de compromettre la place de la France comme première destination touristique du monde. On ne peut pas en dire autant du marché de l’art et encore moins du patrimoine industriel.
De la « tragédie des communs » à celle du « chacun pour soi »
Il y a tout juste 50 ans, à la fin de l’année 68, était publié dans la revue américaine Science un article qui allait devenir célèbre : « The Tragedy of the Commons ». L’auteur, Garrett Hardin, n’était pas économiste. Il était biologiste et n’avait encore jamais eu...
